Le langage diplomatique comme mémoire coloniale : protocole, rhétorique gaullienne et contre-discours dans case de gaulle de Guy Menga
DOI :
https://doi.org/10.55595/rr1q0s40CAR23Mots-clés :
discours, expression, langage diplomatique, mémoire coloniale, protocole, rhétorique gaullienne., discourse, expression, diplomatic language, colonial memory, protocol, Gaullist rhetoric.Résumé
La présente étude porte sur « Le langage diplomatique comme mémoire coloniale : protocole, rhétorique gaullienne et contre-discours dans Case de Gaulle de Guy Menga ». À partir d’une approche à la fois énonciative, pragmatique et stylistique, notre analyse consiste à montrer comment l’écrivain congolais aborde la question du discours diplomatique officiel dans l’espace colonial, à l’aide de son style particulier. En effet, G. Menga fait usage de différentes expressions littéraires essentielles au langage diplomatique comme mémoire coloniale dans son texte de fiction, parmi lesquelles nous avons, d’une part, les expressions liées aux dispositifs proto-diplomatiques officiels et à la rhétorique gaullienne de l’émancipation, à travers le cérémonial des visites officielles et la langue des médias, le monument comme acte diplomatique mémoriel et la formule conditionno-permissive, la réception populaire de Gaulle comme figure messianique, ainsi que la rhétorique révolutionnaire ou panafricaine de Gaulle et Matsoua ; et d’autre part, celles relatives à la circum-locution diplomatique et au (contre)-discours colonial officiel, à travers la politique de la promesse non tenue et le discours colonial paternaliste, le collaborationnisme et le réalisme, la critique de l’intérieur, la négociation et la médiation populaire. Ainsi, les particularités repérées dans le roman de cet écrivain congolais nous ont permis de mesurer l’usage fréquent de différentes expressions littéraires employées pour exprimer son imaginaire dans une écriture qui correspond à son aspiration littéraire, langagière, diplomatique et stylistique.
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