La parole, une mine d’oralité vivante chez Maurice Bandaman
DOI :
https://doi.org/10.55595/90pne183Mots-clés :
Parole , Langage, Libéré, Oralité , EsthétiqueRésumé
Composante essentielle du langage, la parole constitue, chez des auteurs africains libérés
des carcans normés du Français de France, un outil puissamment personnalisé et vivant. De fait, elle
s’avère plurielle et multi fonctionnelle avec une force agissante qui cache mal les sentiments des
acteurs de la communication au verbe haut, dans une visée persuasive. A travers le corpus constitué
des œuvres de Maurice Bandaman intitulées Le Fils de la Femme-mâle (1993), La Bible et le fusil (1996),
cette étude a pour objectif de mettre en exergue les ancrages de l’usage particulier de la parole chez
un Africain pétri de tradition orale. Fort de cet héritage culturel, il la manie si bien qu’il réussit à la
faire sourdre même en mode silencieux. Traiter efficacement ledit thème correspondrait à répondre
à la question suivante : comment malgré la transcription, l’auteur module-t-il sa parole multilingue
pour satisfaire à un enjeu à la fois expressif, esthétique et idéologique ? En réponse, sera révélée la
classification d’une panoplie de paroles de différents genres avec une propension à l’esthétique. Cette
option consiste à séduire en disant dans un art vivant, épanoui et passionnément rythmé. En outre,
des propos sont lourds d’implicite et de symboles. Par un exercice d’analyse et d’interprétation, seront
convoquées des théories normatives et descriptives de la linguistique française. Cette base dont le
matériau est servi par la théorie descriptive permettra d’évaluer la langue telle qu’utilisée par cet
écrivain autour des trois (3) piliers suivants: les généralités sur les paroles et leur transcription, en
premier, l’analyse et la taxonomie de la parole transcrite dans quelques occurrences types extraites de
deux (2) œuvres de Maurice Bandaman, en second, les fondements et les projections de la parole
transcrite dans le roman bandamanien, enfin
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