Vol. 4 No 1 (2025): Sommaire et présentation
Éditorial
Ce numéro regroupe neuf articles rédigés par différents auteurs. Les contributions sélectionnées couvrent plusieurs disciplines, telles que la grammaire, la stylistique et la littérature. Dans son étude Fatou Gueye examine les émotions, dans les adresses à la Nation des Présidents sénégalais. En effet, Charles Dossou Ligan analyse les valeurs sémantiques du concept yòvó avec une démarche socioterminologique et aboutit aux résultats mettant en exergue que le terme yòvó intégré plusieurs domaines, tels que l’anthroponymie, la culture, la production végétale et animale et la technologie. Outre cela, Masra Ngakoutou et Anatole Mbanga analysent des énonciatifs de discours d’Idriss Deby et Paul Biya sur la question de la paix au Tchad et Cameroun. De leur part, Par contre Brèche Pachel Nguiene Bilongo et Pierre Destain Ntsoua Ndombo ont examiné à la fois les constructions syntaxiques de faire, leurs valeurs fonctionnelles, leurs emplois sémantiques et rhétoriques et arrivent à la conclusion selon laquelle la prolifération de l’usage de faire dépend des choix des journalistes de La Semaine africaine.
Pour les contributions de la littérature, Ernest Bassane mène la réflexion sur les productions littéraires des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso par l’entremise de la sociocritique de Lucien Goldmann. De son côté, Simbo-Apekou-Epozas examine la question de la narration et des références thématiques dans l’œuvre romanesque de Henri Djombo. Il analyse, à partir des romans de l’auteur, les différentes variations référentielles entre l’espace réel et sa représentation fictionnelle afin d’évaluer la relation existant entre l’univers réel et l’univers fictionnel. Dans son travail, Ghislain Méliodore Mvoula-Massamba examine le système d’attribution anthroponymique qu’utilise Alain Mabanckou pour nommer les personnages. Ces personnages résultent d’une écriture en liberté qui apparaît comme l’assemblage méticuleux de matériaux d’origines diverses. Dans son étude, Guy Noé Ngoyi fait son analyse sur les intellectuels confrontés aux pouvoirs dictatoriaux dans les œuvres de fiction de Sylvain Bemba.
Enfin, dans une section de varia, Christian Kouadio Yao montre que l’Afrique a hérité de l’Égypte ancienne, des ressources scripturaires fondant les débuts de la civilisation de l’humanité. Cet héritage s’est progressivement perdu, avec la conquête d’Alexandre le Grand en 330 avant J.C, au profit de l’oralité. Ce qui a eu pour effet de reterritorialiser le berceau de la civilisation en Occident et d’appauvrir l’Afrique.
Pr Arsène Elongo, Université Marien Ngouabi, Congo


