Pouvoirs paroliers ou mutations poétiques du mot dans le poème « Morts » in Fer de Lance (pp. 54 – 57) de Bottey Zadi Zaourou

Auteurs

DOI :

https://doi.org/10.55595/ytr67s66

Mots-clés :

Parole, Mot, Morts, Mutation, Poétique, Stylistique sérielle

Résumé

Sous l’angle de l’analyse du discours, selon les perspectives saussurienne et hjelmslevienne, 
il apparaît évident que le mot, en tant que signe, résulte d’une dynamique socioculturelle. Ainsi, il 
reste, avant tout, porteur de sens et sous-tend un espace d’interaction des communicants. Plus tard,
Éric Landowski (2005, pp. 64-71) admet les principes de la sensibilité et d’aléa comme fondements des 
régimes de sens et d’interaction de l’unité lexicale. Une telle orientation découle de la vision de la 
rhétorique tensive de Jacques Fontanille (2001, p.130) qui rassure sur la valeur du mot comme « un 
espace phénoménal du sentir ». Nourri par ces réflexions et surtout par celle de Roman Jakobson, 
Bernard Zaourou Zadi développe, dans Fer de Lance, une poétique du mot. Á travers cette approche, 
la parole, dans toute sa charge évocatrice, devient vectrice d’une quête de paix et de liberté. Le poème 
intitulé « Morts » (pp. 54–57) en concentre tous les tentacules isotopiques. Fort de cette visée 
problématique, il est nécessaire de s’appuyer sur la stylistique sérielle. En effet, cette méthode permet 
de caractériser et d’interpréter les mécanismes poétiques par lesquels le locuteur articule signifiance 
et signification pour faire émerger une parole oratoire intense

Biographie de l'auteur

  • Louis Briga, École Normale Supérieure (E.N .S) /Abidjan

    Dr Louis Briga (Maitre-Assistant) est enseignant-chercheur à l’école normale supérieure (E.N.S) 
    d’Abidjan au département des Arts et Lettres/Section : Lettres Modernes, dans les spécialités 
    Stylistique et Poétique. Outre ces spécialités, il dispense les cours de Poésie et de Techniques 
    d’Expression Écrite et Orale (T.E.E.O) de la langue française. Il mène assidument ses recherches sur le sujet suivant : « Le rendement stylistique du discours référentiel. ». Scientifiquement, il part de 
    l’hypothèse générale qu’un discours aussi neutre qu’objectif qu’il soit, n’est guère ex nihilo. Par 
    conséquent, il pose la problématique du rendement stylistique consécutif à sa littérarité parfois voilée. 
    Ce faisant, en partant initialement des récits de voyages coloniaux sur l’Afrique noire, il scrute tous 
    les genres littéraires. Jusque-là, il a produit une vingtaine d’articles et communications.

     

Références

Ablali D. et Ducard D., 2009, Vocabulaire des études sémiotiques et sémiologiques, PUF, Paris.

Grevisse M., 1986, Le bon usage de (la Grammaire française) 12e édition.

Bergez D., Geraut Violaini, Obrieux Jean-Jacques, 1994, Dictionnaire vocabulaire de l’analyse littéraire,

Dunol, Paris.

Ducrot O., Todorov T., 1979, Dictionnaire encyclopédique des sciences du langage, Seuil, Paris.

Gardes-Tamine J., 2011, Dictionnaire de critique littéraire, 4e

.Ẻd. Paris.

Dictionnaire du Français, 2020, Nouveau Larousse illustré, Librairie Larousse, Paris.

Molinié G., 1996, L’argumentation littéraire en théorie sémiostylistique In Argumentation et

questionnement, Puf, Paris.

Molinié G., 2011, Eléments de stylistique française, PUF, Paris DOI: https://doi.org/10.3917/puf.molin.2011.01

Zadi Zaourou B., 2002, Fer de lance, NEI, Abidjan (Corpus).

Téléchargements

Publiée

2025-12-05

Comment citer

Pouvoirs paroliers ou mutations poétiques du mot dans le poème « Morts » in Fer de Lance (pp. 54 – 57) de Bottey Zadi Zaourou. (2025). Cahiers Africains De Rhétorique, 4(02), 337-351. https://doi.org/10.55595/ytr67s66

Articles similaires

41-50 sur 51

Vous pouvez également Lancer une recherche avancée de similarité pour cet article.