Lecture interartiale des romans de Malraux. Pour une poétique de la peinture et de l’écriture dans La Condition humaine et L’Espoir
DOI :
https://doi.org/10.55595/30mqgw21Mots-clés :
Art, Modélisation, Hyper-référentialisation, Musée, Peinture, TableauRésumé
Depuis la doctrine de l’Ut pictura poesis, l’on découvre une piste d’analyse assez intéressante sur les rapports de la littérature et de la peinture. L’analyse de l’œuvre malrucienne, à la lumière des interactions suscitées par Mikhaïl Bakhtine, montre qu’elle est constamment en dialogue et continûment régenté par les arts du musée, au nombre desquels la peinture tient une place singulière. Cet article montre que La Condition humaine, L’Espoir et Les Conquérants sont une sorte de récit hybride ayant intégré des techniques et procédés picturaux, des personnages artistes peintres et des descriptions chromatiques, phagocytant la narration et reléguant parfois le récit au second plan. Cela dit, cette propension à l’hyper-référentialisation ou à la modélisation de la pratique picturale crée une synesthésie visuelle, transformant le texte en un catalogue, en un tableau, en un musée. Ainsi le mélange littérature/peinture, le mixage de leur structure et le dialogue entre ces genres sont-ils l’expression d’une esthétique polyphonique ou interartiale dans le roman de l’auteur français.Références
ABE Kuniko, 2009, « Malraux et peintre Kondo », Séminaire André Malraux Paris-V Sorbonne – séance du lundi 05 décembre in http://www.malraux.org/index.php/articles/925-abe1.html.
VETTER Anne, 1996, « De l’image au texte », dans Peinture et écriture, Paris, Unesco, coll. «Traverses ».
AUMONT Jacques, 2000, « D'un cadre à l'autre : le bord et la distance », dans Jürgen Ernst MÜLLER (dir.), Texte et médialité, n°28, Les éditeurs, pp.221-250.
BOUILLAGUET Annick, 2000, Proust lecteur de Balzac et de Flaubert. L’imitation cryptée, Paris, Champion.
BOUVERESSE Jacques, 2004, Langage, perception et réalité, T2, Nîmes, Jacqueline Chambon.
BUTIN Tatiana, 2008, « Interartialité et remédiation scénique de la peinture », dans Intermédialités : histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques, n°12, consulté sur http://id.erudit.org/iderudit/039232ar, le 26 juin 2012.
CÔTÉ Paul Raymond, 1984, Les Techniques picturales chez André Malraux : interrogation et métamorphose, Quebec-Canada, Naaman.
DUMAZEAU Henri, 1977, La Condition humaine Malraux, profil d’une œuvre, Paris, Hatier.
GOUDREAULT André et MARION Philippe, 1998, « Transécriture et médiatique narrative », dans André Gaudreault et Thierry Groensteen (dir.), La transécriture. Pour une théorie de l’adaptation, Québec, pp.31-52.
LOUVEL Liliane, 2007, « Le tiers pictural : l’événement entre-deux » dans À l’œil des interférences textes/images en littérature, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Interférences ».
MALRAUX André, 1946, La Condition humaine, Paris, Gallimard.
MALRAUX André, 1976, Les Conquérants, Paris, Bernard Grasset.
MALRAUX André, 1977, L’Espoir, Paris, Gallimard.
MALRAUX André, 1930, La Voie royale, Paris, Grasset.
Malraux André, Les Noyers de l’Altenburg, Paris, Gallimard, 1976.
MARIN Louis, 1977, Détruire la peinture, Paris, Éditions Galilée.
MOSER Walter, 2000, « Pas d’euphorie ! Anatomie d’une crise », Revue canadienne de littérature comparée, vol.26, n°209, p.197.
SAMOYAULT Tiphaine, 2001, L’intertextualité : mémoire de la littérature, Fernand Nathan.
VAILLOUX Bernard (éd.), 1994, Récits/Tableaux, Paris-P.U.L.
Téléchargements
Publiée
Numéro
Rubrique
Licence

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Cahiers Africains de rhétorique © 2022 by UMNG is licensed under Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International
Les conditions de cette licence sont ainsi exposées: Les Cahiers Africains de Rhétorique appliquent la licence non commerciale CC BY-NC 4.0 "Creative Commons Attribution-Non Commercial 4.0 International". Selon cette licence, des droits d’auteur appartiennent au contributeur de l’article scientifique concerné. Ainsi, la présente licence permet aux éditeurs d’imprimer, de remixer, d’adapter et de construire sur le matériel dans n’importe quel support ou format, à des fins non commerciales seulement. Cependant, elle recommande que la propriété intellectuelle doive revenir à l’auteur de l’article. Dans cette perspective, le sigle NC signifie que seule l’utilisation non commerciale de l’œuvre est permise et qu’il n’est pas destiné à un avantage commercial ou à une compensation monétaire.


